Retrouvés par hasard dans la collection d'un médecin de Baden-Baden, l'histoire veut que les Monomanes fussent exécutés au nombre de dix.Ces portraits dont nous n'en savons que cinq, ont appartenu aux peintres Henri Harpignies et Charles Jacque. La Monomane de l'envie,a été acquise en 1908 par le musée des Beaux-Arts de Lyon, séparé des autres tableaux qui furent dispersés au gré de ventes successives. "Le Monomane du vol" au musée des Beaux-Arts de Gand et "La Monomane du jeu" au musée du Louvre de Paris. Les deux autres (images du bas) Le "Monomane du commandement militaire" de Winterthur, qui fait partie de la Collection Reinhart am Römerholz et "Le monomane du vol d'enfants", de Springfield Museum of Fine Arts, qui est dans un état de conservation délicat.
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Contrairement à l’historiographie qui isole ces cinq portraits dans la production de l’artiste, Il faut élargir la notion de folie au regard d’une vision politique. Théodore Géricault, pour être véritablement compris, doit être envisagé comme un peintre d’histoire maniant avec subtilité le symbole et l’allégorie politique. Les cinq portraits de monomanes ne seraient donc pas seulement les témoins de la naissance de la psychiatrie moderne, mais l’aboutissement logique de toute une réflexion esthétique et politique (d’essence républicaine) portant sur la marginalité, l’exclusion, la pauvreté,la folie des guerres civiles et militaires, le désir de liberté.